LES PROGRAMMES ENRICHISSENT LA RELATION MARQUE-CLIENT
Pour garder des consommateurs moins fidèles, les enseignes et les marques privilégient les campagnes dématérialisées et mobiles. Et surtout, elles développent le relationnel on line. Des programmes dans le programme apparaissent les réseaux sociaux.
Relation encore, relation toujours...

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Suite à une prestation ou à un service insuffisant, en 2011, 61 % des Français ont changé de fournisseur de services (téléphonie mobile et fixe, FAI, banque, distribution, TV...), contre 53 % en 2010. L'étude Accenture Global consumer research study
Les marques et enseignes travaillent donc leur stratégie dans deux directions: entrer dans l'ère du digital pour piloter leur programme, via des campagnes marketing en temps réel, et animer des programmes moins transactionnels, mais plus relationnels (avec la multiplication de services, les traitements VIP, etc.). « Une stratégie vertueuse, à condition qu'elle soit bien maîtrisée, analyse David Fregonas, spécialiste relation client et marketing digital chez Accenture France. Si les évolutions technologiques créent de nouvelles opportunités pour fidéliser les clients, elles engendrent aussi de nouveaux devoirs, les consommateurs exigeant de la cohérence dans les dispositifs. »

MARC LE HEBEL / UNITEAM
RECONNAITRE LA LOYAUTE D FAIT DESORMAIS PARTIE DU CONTRAT DE BASE
La dématérialisation des programmes sur mobile a du mal à se généraliser. Exceptées Carrefour et Casino, les enseignes de la grande distribution ont d'abord investi dans des applications mobiles pour soutenir le développement de leurs services «drive» et e-commerce. « Il y a un an, lorsque nous avons proposé aux enseignes de dématérialiser leur carte de fi délité sur notre application mobile, elles ont refusé, arguant que leurs clients n'étaient ni prêts ni équipés », raconte Laurent Bourgitteau-Guiard, directeur général de Snapp', prestataire spécialisé dans la m-fi délité qui propose l'application FidMe, permettant au consommateur d'enregistrer ses cartes de fi délité dans son téléphone mobile. Avec FidMe, Laurent Bourgitteau-Guiard a apporté la preuve par l'exemple. « Pour lever les freins exprimés par la grande distribution, nous avons proposé l'application gratuitement. En un an, nous avons attiré un million d'utilisateurs. J'ai alors pu recontacter les enseignes, en leur disant, par exemple, 150 000 de vos clients utilisent notre application. » Aujourd'hui, Snapp' équipe Monoprix, Leclerc, Virgin, etc.
De son côté, Fidall développe une application mobile de portefeuille virtuel pour embarquer les cartes de fi délité dans son smartphone: elle intègre un service de géolocalisation permettant d'envoyer des bons plans aux mobinautes. Au-delà de l'utilisation de la carte comme support d'identification, l'appli mobile permet d'établir un lien direct avec le consommateur. Pour «Monoprix et Moi», Snapp' a décliné une application aux couleurs de l'enseigne, issue de FidMe, en intégrant tous les paramètres
