La rébellion digitale devient globale
Au-delà de la simple posture subversive isolée, les actions des Anonymous, récemment observées, incarnent une nouvelle forme de contestation. Initiatives encore anecdotiques, gestes microcosmiques, ce sont les symptômes d'une dynamique de changement bien plus large.
Objectivement et quelle que soit la population rencontrée, même chez les plus âgés, la remise en cause des institutions est assumée et revendiquée. Les citoyens consommateurs se désolidarisent des difficultés des grandes entreprises. Indisciplinés dans leurs paiements, opportunistes dans leurs achats, mercenaires de la meilleure affaire... Ils se vantent même de le faire. Etre rebelle est non seulement populaire, aujourd'hui, mais légitime. Au confluent de deux ères, la société juxtapose et métisse les tendances.

Clémence Sanlis (ID Map) :
« Les rebelles proposent un modèle souple et collaboratif, où le citoyen demeure libre d?être acteur du monde
