La micro-informatique à la recherche d'un nouveau souffle
Même si la France conserve un fort potentiel, le marché de la micro-informatique souffre d'une mauvaise conjoncture dans les pays économiquement les plus avancés.
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Selon GfK, le marché des micro-ordinateurs a enregistré en France un recul
de ses ventes en volume de 12,8 % au premier semestre 2002, malgré une baisse
des prix significative (- 10,2 %). La déprime des marchés boursiers a provoqué
un coup de frein aux investissements, alors que les entreprises tardent à
renouveler leur matériel acquis avant 2000. Le marché professionnel est en
conséquence le plus durement touché, alors même que le marché grand public
subit, lui aussi, les revers de la conjoncture. Seuls les hypermarchés, qui
avaient historiquement joué un rôle moteur dans l'équipement des foyers à la
fin des années 90, ont pu retrouver la croissance (+ 8 % en volume) grâce à une
politique de prix plus bas et à un positionnement plus marqué sur les produits
portables, seul segment en croissance (+ 15 % en volume). Face à ce ralentissement, l'industrie se
remet en question et cherche de nouveaux débouchés : évolution technique,
nouveaux marchés, modes de distribution originaux. En 2001, les EPP (programmes
d'acquisition par les salariés de grandes entreprises) avaient permis au marché
de croître. Ce fut le cas pour HP avec Vivendi. Mais cette solution ne semble
pas avoir fait suffisamment d'émules en France. Toutefois, GfK fait preuve d'un
certain optimiste pour le second semestre (et plus particulièrement pour le 4e
trimestre) en France. Mais c'est vers l'Asie que se tournent tous les espoirs,
notamment vers la Chine, en passe de devenir l'un des plus gros marchés
mondiaux derrière les Etats-Unis.